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Pack de soins pour les nouveau-nés au camp de Lesbos

Le nouveau camp de Lesbos est plein d'enfants. Ils n'ont pas de jouets, de couches, de nourriture ou d'autres produits essentiels.

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Voici comment a changé la vie d’Adrian et de sa famille grâce à vos « Tope-là 5 »

Rwanda

Le Rwanda est à la fois l’un des pays les plus petits et les plus peuplés du continent africain. La densité de population y est d’environ 463 individus sur 1 km! En raison de son relief, le Rwanda est surnommé « le pays des mille collines » tandis que son histoire mouvementé lui vaut le surnom du « pays des mille problèmes ».

Infos clés:
  • la population du Rwanda est estimé à environ 12 millions d’habitants ;
  • en 1994, le pays a été touché par le génocide de l’ethnie Tutsi – en l’espace de 100 jours, environ 1 million de Tutsis ont été assassinés tandis que 2 millions d’individus ont quitté le pays ;
  • le Rwanda est un pays agricole – les exportations des produits agricoles (café, thé, bananes…) représentent 63 % des revenus des exportations du pays
En 2019, nous assurons les soins palliatifs nécessaires à

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malades

24.10.2018

Voici Adrian. Beaucoup d’entre vous le connaissent déjà, mais il vaut quand même la peine de rappeler son histoire.

Au printemps de l’année dernière, une nouvelle patiente avait été admise dans notre centre de soins palliatifs. Claire, 36 ans et mère de six enfants, était en phase terminale d’un cancer. Si au départ elle ne voulait pas trop parler d’elle, elle a vite changé d’avis, comme beaucoup de nos patients, émue par l’accueil chaleureux et attentionné de notre personnel. Bientôt, la sœur Ernestine est devenue sa meilleure amie. Un jour, elle nous a confié qu’elle était mère de six enfants qui vivaient désormais avec son mari dans la banlieue de Kigali. Claire était encore plus inquiète pour leur avenir que pour sa santé. Le jour même, nous nous sommes rendus sur place. Nous avons constaté que la famille vivait dans une sorte de placard sans fenêtres ni plancher, sans eau courante ni électricité (regardez les photos) ; qu’ils n’avaient rien à manger, qu’ils dormaient par terre ou, en cas de pluie, dans la boue. Comme les proches de Claire étaient tellement pauvres qu’ils ne pouvaient se payer qu’un repas par jour, il était logiquement hors de question pour eux de lui rendre visite dans le centre de Kabuga. Les frais de déplacement dépassaient largement non seulement leur budget, mais également leurs rêves les plus audacieux. Si nous leur avons immédiatement donné un coup de main pour satisfaire leurs besoins les plus pressants, nous avons également appris que le seul fils de Claire, Adrian, 10 ans, venait de quitter le foyer familial. Il avait trop faim pour rester ainsi, les bras ballants…

Après deux mois de recherches, nous avons localisé dans un orphelinat public de Gitagata, à une heure et demi en voiture de Kigali, un garçon qui ressemblait étrangement à Adrian. Le directeur de l’établissement nous a raconté son histoire. Vagabond sans domicile fixe, il avait été arrêté par la police il y a quelques semaines. En attendant qu’un instituteur fait venir le gosse, le directeur ne tarissait pas d’éloges à son sujet : il était très poli, bien éduqué et intelligent ; en plus, il était l’un des rares pensionnaires de l’orphelinat à ne pas avoir de casier judiciaire ni d’expériences liés à l’alcool ou aux stupéfiants. Même si nous n’avons pas encore vu l’enfant de nos yeux, il était clair que le directeur était en train de parler d’Adrian, le fils unique de Claire.

Quelques instants après, Adrian s’est jeté dans les bras de son père avant de rejoindre ses sœurs pour aller ensemble à Kabuga. En route, il nous a raconté sa vie de vagabond. Au départ, il mendiait dans la rue mais comme les passants l’ignoraient, il avait fini par proposer à une vieille femme de lui aider à porter son bagage en échange de quelque chose à manger. Il s’était avéré que Marie – puisque telle était le nom de la vieille dame – était propriétaire d’un petit bistrot. Frappée par la serviabilité et l’assiduité du garçon, elle lui avait proposé de venir régulièrement dîner dans son établissement. Tandis que ses copains volaient et marchandaient pour survivre, Adrian, lui, profitait de son amitié avec la patronne. Il avait ainsi échappé à la mauvaise compagnie. Pourtant, il n’avait pas échappé à la police. Un jour, en attendant l’ouverture du bar, Adrian avait été interpellé et ensuite placé dans l’orphelinat en province sans que les agents prennent la peine de retrouver sa famille. Mais tout est bien qui finit bien – la famille a fini par se réunir au chevet de Claire. Il était évident pour tout le monde qu’avant de s’éteindre, elle voulait à tout prix revoir son fils pour retrouver la paix intérieure. Quelques jours après les heureuses retrouvailles, l’état de la jeune femme s’est aggravé. Claire est morte le 20 août 2017 à l’âge de 36 ans.

Dans notre centre de soins palliatifs, elle a non seulement été prise en charge. Nous avons également pris résolution de retrouver son fils et de prendre sa famille sous nos ailes. Désormais, ils sont nos protégés. Les enfants du couple sont scolarisés dans les meilleures écoles rwandaises et vivent dans une maison dont nous réglons le loyer. Ils partagent leur domicile avec Oliva, la fille de Specioza, une autre patiente de notre centre de Kabuga dont l’histoire vous est certainement bien connue.

Aujourd’hui, Adrian n’envisage plus de quitter ses proches. Lui et ses sœurs, désormais jamais affamés et finalement heureux, ont retrouvé l’enfance telle qu’ils méritaient. Leurs professeurs continuent à nous signaler leurs réussites à l’école ; Adrian est premier de sa classe. Il y a quelques jours, les enfants de Claire ont fait la rencontre d’Agnieszka et Dawid, les deux gagnants de notre programme de « Tope-là 5 ! » qui ont ainsi pu se convaincre de leurs propres yeux de la portée de vos petits gestes généreux. De tels retournements de destin ne sont possibles que grâce à vous et votre générosité dont vous témoignez en vous engageant régulièrement dans notre programme « Tope-là 5 ! » !