Plus de problèmes sur Lesbos!

Aide urgente pour les habitants de Moria 2.0

Nous répondons à une vague de demandes d'asile rejetées. Nous voulons aider les habitants de Moria 2.0 dans leurs efforts pour obtenir le droit à un abri sûr, car pour de nombreuses familles sans défense, l'expulsion est une condamnation à mort.

en savoir plus

Nous avons déjà:
43 143 PLN
Nous avons besoin de :
73 000 PLN

Soutenons notre hôpital de Ntamugenda

République démocratique du Congo

La RDC, le second pays africain en termes de superficie, est plein de paradoxes. D’un côte, il abonde en richesses naturelles (cobalt, cuivre, pétrole, diamants, or…) ; de l’autre, ses habitants sont parmi les nations les plus pauvres du monde. Depuis des décennies, la RDC est plongée dans des conflits à répétition qui sont à l’origine de l’une des crises humanitaires les plus importantes dans le monde.

Infos clés :
  • 77% de la population du pays vit dans une pauvreté extrême avec moins d’1,90 dollar par jour 
  • 16% de la population du pays, ce qui donne environ 13 millions d’individus, a besoin d’aide humanitaire urgente 
  • 13,6 millions de Congolais n’ont pas d’accès aux sources d’eau potable ni aux équipements sanitaires de base 
  • toute la RDC est parsemé de sources de maladies mortelles telles que la rougeole, le paludisme, le choléra ou le virus Ebola 
  • environ 10% de tous les cas mortels du paludisme en Afrique subsaharienne ont été enregistrés en RDC
Dans notre hôpital, on procède annuellement à environ

25 000

procédures médicales
Annuellement, nous prenons en charge environ

8 000

patients atteints de paludisme
En 2020 nos sage-femmes ont assisté à environ

1029

accouchements

23.05.2021

Vers 15 heures, les sismographes au Rwanda ont enregistré plus de secousses. Les autorités préviennent que le volcan Nyiragongo pourrait à nouveau entrer en éruption à tout moment. Après l’éruption d’hier, la première aussi importante depuis 19 ans, des langues de lave ont atteint Goma, l’aéroport est menacé et la route au nord de notre hôpital de Ntamugenda est complètement coupée.

« Les gens ont toujours dit qu’ils préféraient la guerre à un volcan. » C’est plus prévisible et au moins on sait où et quand courir – explique la sœur Agnieszka, responsable de l’hôpital de Ntamugenda. – Nous n’avons pas dormi de la nuit, nous sommes constamment en contact avec nos amis de Goma. Des centaines de familles se sont retrouvées des deux côtés de la route brûlée par la lave. Un de nos infirmiers est également bloqué à Goma et on ne sait pas quand il pourra rentrer. L’oncologue qui administrait régulièrement la chimiothérapie à nos patients n’atteindra pas de sitôt l’hôpital – rapporte la sœur Agnieszka.

Il est difficile de croire combien de malheurs se sont accumulés dans ce coin du monde. Guerres, raids de bandits, épidémies de choléra, Ebola et maintenant un volcan. La lave peut atteindre un aéroport à proximité du géants dépôts de carburant. Les autorités ordonnent l’évacuation. Un certain nombre d’habitants de Goma ont traversé la frontière rwandaise pendant la nuit, mais beaucoup ne veulent pas quitter leurs maisons de peur que des voleurs ne pillent les maisons abandonnées.

Dans les prochains jours, sœur Agnieszka élaborera une méthode d’approvisionnement de l’hôpital contournant Goma, au cas où la route resterait impraticable pendant des semaines. Alors tout va manquer : du carburant, du riz, des médicaments, des pansements et du lait thérapeutique pour les enfants du centre d’alimentation, qui sont de plus en plus contactés ces derniers temps. Dès que nous aurons un plan, nous vous ferons savoir comment nous aider. Une alternative au shopping à Goma est de traverser la frontière avec l’Ouganda. Ensuite, cependant, les achats nous coûteront plus cher. Aujourd’hui, vous pouvez soutenir notre hôpital en rejoignant Bienfaisnce24 et en nous aidant, par exemple, à collecter des fonds pour nourrir nos plus jeunes patients.

C’est une période difficile pour les habitants de Goma et des environs. Du coup, dans cette réalité congolaise imprévisible, il n’y avait même plus le peu de stabilité que les gens avaient développé. Personne ne sait ce qui se passera demain. Il vient de commencer à pleuvoir à Ntamugenda. Il y a une odeur irritante de soufre dans l’air. Les résidents locaux craignent que les cendres volcaniques toxiques ne contaminent les sources d’eau et détruisent les récoltes.