Aide urgente

Aide urgente pour les habitants de Moria 2.0

En mars, un gigantesque incendie dans le camp et maintenant des inondations provoquées par des moussons de plus en plus destructrices ont laissé des parties du camp sous l'eau. Joignez-vous à la collecte de fonds et aidez les personnes qui ont encore une fois tout perdu dans leur vie ! L'eau monte encore !

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20 000 PLN

Le docteur John et ses troupes descendent dans la rue

République démocratique du Congo

La RDC, le second pays africain en termes de superficie, est plein de paradoxes. D’un côte, il abonde en richesses naturelles (cobalt, cuivre, pétrole, diamants, or…) ; de l’autre, ses habitants sont parmi les nations les plus pauvres du monde. Depuis des décennies, la RDC est plongée dans des conflits à répétition qui sont à l’origine de l’une des crises humanitaires les plus importantes dans le monde.

Infos clés :
  • 77% de la population du pays vit dans une pauvreté extrême avec moins d’1,90 dollar par jour 
  • 16% de la population du pays, ce qui donne environ 13 millions d’individus, a besoin d’aide humanitaire urgente 
  • 13,6 millions de Congolais n’ont pas d’accès aux sources d’eau potable ni aux équipements sanitaires de base 
  • toute la RDC est parsemé de sources de maladies mortelles telles que la rougeole, le paludisme, le choléra ou le virus Ebola 
  • environ 10% de tous les cas mortels du paludisme en Afrique subsaharienne ont été enregistrés en RDC
Dans notre hôpital, on procède annuellement à environ

25 000

procédures médicales
Annuellement, nous prenons en charge environ

8 000

patients atteints de paludisme
En 2020 nos sage-femmes ont assisté à environ

1029

accouchements

22.01.2019

Imaginez-vous qu’il y a quelques jours à peine le docteur John, médecin en chef de Ntamugenga, a mobilisé les 32 médecins et soigneurs de notre hôpital à répondre favorablement à l’un des appels les plus touchants du pape François.

En effet, le pape rappelle souvent qu’il est haut temps de descendre dans la rue et de tendre la main aux nécessiteux. Les paroles du saint père avaient visiblement touché le cœur du docteur John qui a rapidement décidé de passer aux actes. « N’attendons pas que les malades viennent vers nous. Dans des villages lointains, il y en a plein qui sont trop faibles pour se rendre à pied à Ntamugenga. Allons à leur rencontre » – a-t-il dit. En prononçant ces mots, notre médecin principal a mobilisé ses collègues à l’action. Notre personnel s’est divisé en sept équipes composées chacune de médecins, soigneurs, techniciens, femmes de ménage et jardiniers. Chacune d’elles est partie dans le terroir pour visiter des villages oubliés dans la jungle ou à la montagne. La plupart des villageois avait déjà quitté ses maisons en raison de la guerre. Ceux qu’on a rencontrés sur place étaient restés parce qu’ils n’avaient pas où aller ou étaient trop faibles pour se déplacer sans assistance.

L’une de nos équipes, après quatre heures passées à grimper des volcans et des montagnes, est tombée sur plusieurs individus miséreux et malades végétant dans des conditions exécrables. Nos équipiers avaient sur eux tout ce qu’ils avaient pu se procurer : des médicaments, des pansements, du savon, du désinfectant, de la farine ou encore du riz. On a lavé les malades, pansé leurs plaies et leur laissé des provisions pour les semaines à venir avant de leur promettre qu’on allait revenir bientôt. Admettez-le, NOTRE PERSONNEL EST VRAIMENT INCROYABLE ! En mettant en péril leurs vies, nos médecins et leurs collègues sont partis à l’encontre d’êtres humains en détresse, faisant fi des dangers qui les attendaient dans la jungle, bandes armées en tête.

Au départ, tout le monde n’était pas vraiment emballé par l’idée du docteur John. Si certains l’ont suivi avec enthousiasme, d’autres l’ont fait par devoir, ne voulant pas refuser à leur supérieur hiérarchique. Mais les visites chez les malades ont été tellement émouvantes et leur reconnaissance tellement gratifiante qu’en fin de compte personne ne regrettait d’avoir été de la partie. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faudra bientôt renouveler l’expérience.

Les émotions vécues par notre personnel ne sont pas à négliger, mais ce qui compte surtout, ce sont les réactions de tous ces gens malheureux et abandonnés qui n’en croyaient pas leurs yeux en voyant nos médecins et soigneurs leur laver les pieds, leur administrer des médicaments et leur offrir du riz et de la farine.

Si ça vous parle de vous joindre à la fabrication du bien là où on en manque cruellement, n’hésitez pas à faire un détour sur le site web de notre hôpital et choisissez vous-même comment vous allez vous impliquer en faveur d’êtres humains en détresse en RDC.