Nous avons été laissés seuls

République démocratique du Congo

La RDC, le second pays africain en termes de superficie, est plein de paradoxes. D’un côte, il abonde en richesses naturelles (cobalt, cuivre, pétrole, diamants, or…) ; de l’autre, ses habitants sont parmi les nations les plus pauvres du monde. Depuis des décennies, la RDC est plongée dans des conflits à répétition qui sont à l’origine de l’une des crises humanitaires les plus importantes dans le monde.

Infos clés :
  • 77% de la population du pays vit dans une pauvreté extrême avec moins d’1,90 dollar par jour 
  • 16% de la population du pays, ce qui donne environ 13 millions d’individus, a besoin d’aide humanitaire urgente 
  • 13,6 millions de Congolais n’ont pas d’accès aux sources d’eau potable ni aux équipements sanitaires de base 
  • toute la RDC est parsemé de sources de maladies mortelles telles que la rougeole, le paludisme, le choléra ou le virus Ebola 
  • environ 10% de tous les cas mortels du paludisme en Afrique subsaharienne ont été enregistrés en RDC
Dans notre hôpital, on procède annuellement à environ

21 000

procédures médicales
Annuellement, nous prenons en charge environ

7 000

patients atteints de paludisme
En 2021 nos sage-femmes ont assisté à environ

1032

accouchements

28.10.2022

Nous sommes restés seuls. Les organisations humanitaires ont évacué la plupart de leur personnel de toute la province. « Nous sommes venus ici pour être avec ces personnes et maintenant le moment de l’épreuve est arrivé. Nous ne pouvons pas les laisser dans une situation aussi difficile », déclare Sr Agnieszka Gugala.

La nuit et la matinée à Ntamugenga se sont déroulées paisiblement. Le village est toujours sous occupation rebelle. Les combats se déplacent vers le sud. La seule route reliant la mission des Sœurs des Anges à Goma, la capitale provinciale, est coupée. Le seul par lequel la population civile peut être évacuée.

Les personnes qui se cachaient depuis dimanche sortent lentement pour évaluer les pertes après la bataille qui a eu lieu à Ntamugenga. Nous avons encore des blessés à notre charge, qui devraient être pris en charge par des médecins dès que possible. L’approvisionnement alimentaire devient un autre problème pour nous. Nous n’en avons que pour quelques jours. La situation peut être améliorée par les habitants qui, se mettant en danger, retournent lentement dans leurs champs. Si les récoltes n’ont pas été détruites ou pillées, il y a des chances qu’il y ait quelque chose à manger pour les prochains jours.

La collecte de fonds urgente de la Bonne Fabrique est en cours. Nous n’abandonnerons pas les gens de Ntamugenga. Nous ne quittons pas l’hôpital. Dès que l’occasion se présentera, nous arriverons avec une aide humanitaire.

<-- ActiveCampaign Monitor Code -->