Nous répondons aux besoins les plus urgents des anciens habitants de Moria

Imperméables pour Lesbos

L'été se termine en Grèce. Ce sera pluvieux et froid dans un instant. Les imperméables et les vêtements chauds sont désormais indispensables. En protégeant les gens de la pluie, du vent et du froid, nous les protégerons de graves problèmes de santé.

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Nous avons déjà:
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25 000 PLN
Grèce

Aidons les réfugiés sur l’île grecque de Lesbsos

Grèce

En 2015, 856 000 personnes sont passées par les îles grecques, et en 2017 et 2018 seulement un peu moins de 30 000 personnes (selon le HCR).  Mais 2019 a déjà enregistré une croissance de plus de 60 000 nouveaux arrivants.  Aujourd’hui, les bateaux arrivant sur les plages grecques sont de retour, et la pratique montre que quelqu’un peut rester coincé à Lesvos pendant plusieurs années.  Nikos et Katerina dirigent un petit restaurant sur l’île, où chaque réfugié peut se sentir chez lui et manger un repas gratuitement.

Infos clés:
  • Le camp de réfugiés de Moria sur l’île grecque de Lesbos compte actuellement environ 27 000 habitants.
  • 3 000 d’entre eux sont des orphelins mineurs.
  • Depuis début 2015, presque 1 000 000 de migrants sont passés par différentes îles grecques pour arriver ensuite en Europe continentale
Chaque semaine, nous servons plus de

2 000

repas
En plus, nous animons des ateliers de cuisine à l’attention de

30

jeunes réfugiés

Aide alimentaire
Création d’emplois
Éducation

Depuis septembre 2019, nous aidons les réfugiés de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et des pays d’Afrique sub-saharienne en crise humanitaire ; des réfugiés qui viennent de la Turquie voisine sur des bateaux pontons vers l’île grecque de Lesbos, fuyant la guerre et la pauvreté. 80% d’entre eux sont des femmes et des enfants. 27 000 personnes doivent habiter le camp surpeuplé de Moria qui est préparé que pour 3000 refugies. Ils vivent dans des tentes de fortune, exposés en hiver à des vents violents et à des averses, et en été à la chaleur, pratiquement sans installations sanitaires et des rations alimentaires adéquates.

Selon le HCR, en 2015, 856 000 personnes sont passées par les îles grecques. Les médias ont qualifié toute la situation de « crise des réfugiés ». Après deux ans, un accord a été conclu entre l’Union et la Turquie. En 2018, moins de 30000 personnes sont montées sur les bateaux. Cependant, 2019 a apporté une croissance – plus de 60000 nouveaux arrivants. A la fin de février 2020 nous avons eu une augmentation rapide d’une nouvelle vague de réfugiés. La Turquie, où il y a 3 000 000 de réfugiés de l’est, a cessé de surveiller ses frontières ce qui a provoqué une arrivée de réfugiés un rythme alarmant. À cette époque, jusqu’à 1 000 nouvelles personnes arrivaient quotidiennement.

L’île grecque est devenue un piège et une prison pour les étrangers – ils attendent ici l’obtention d’asile depuis des mois, voire des années. Ils ne sont pas transférés dans d’autres camps plus adaptés, car s’ils se trouvaient en Grèce continentale, avec le refus d’obtenir d’asile, il serait impossible de les renvoyer en Turquie, d’où ils viennent.

Dans ce chaos, la Bonne Fabrique essaie de garder le calme et de voir avant tout l’homme. À la « Maison pour tous », dirigée par Nikos et Katerina, nous cuisinons pour les réfugiés et créons également un espace où ils ont la chance de se sentir chez eux – manger, se détendre, parler, suivre un cours de cuisine, jouer à des jeux de société, lire des livres, juste être.

– Notre philosophie est simple: nous nourrissons les gens, non seulement en servant un repas, mais en saturant leurs besoins de faire partie de la communauté, montrant un avenir dans lequel ils peuvent avoir une place merveilleuse et significative – dit Katerina.

Nikos divise les besoins des réfugiés en deux catégories. La première est liée à leurs besoins fondamentaux : satisfaire la faim, fournir des vêtements et des sacs de couchage lorsque les épuisés sortent des bateaux. Il y répond immédiatement en préparant plusieurs centaines de repas par jour. Certains repas sont envoyés par les volontaires au groupe de malades et de ceux qui ont besoin dans le camp d’un régime alimentaire spécial, d’autres repas sont servis à quatre groupes de réfugiés qui tous les jours visitent la « Maison pour tous ».

La deuxième catégorie de besoin est l’aide au développement personnel et à l’acquisition de qualifications, car la décision d’accorder l’asile ne résoudra pas à elle seule tous les problèmes de ces personnes. Le manque de connaissance de la langue et le chômage continueront de les accompagner. C’est pourquoi nous avons créé une équipe de 30 aides de cuisine parmi les jeunes du camp de Moria. Ils apprennent à travailler en équipe et à effectuer des tâches de base. Plusieurs étudiants ont déjà émergé des ailes de Nikos et Katerina. Aujourd’hui, ils travaillent dans les cuisines des hôtels de l’île et s’organisent une nouvelle vie.

– Ce sont des gens merveilleux. Ils veulent apprendre. Bien sûr, tout le monde n’ira jamais à la cuisine et ne voudra pas s’y rencontrer, mais travailler dans de tels endroits enseigne la discipline et le travail d’équipe.

Nikos et Katerina sont les seuls Grecs à fournir une aide humanitaire aux réfugiés de l’île. Ils ont sacrifié leur vie paisible plein de soleil et de paix grecque pour aider les autres. Comme ils le disent :

– Nous avions peur que les réfugiés nous infectent avec de nouvelles maladies et introduisent des virus dangereux en Europe, mais les maladies ne sont pas venues d’eux. Nous avions peur que les réfugiés organisent des soulèvements, qu’ils nous attaquent, mais l’attaque n’est pas venue d’eux. Nous avions peur de la guerre dans les rues et de la cruauté des réfugiés, mais la violence n’est pas venue d’eux. N’ayons pas peur d’eux plus que de nous-même, car tous ceux que nous en soupçonnions viennent justement du monde dans lequel nous ne voulions pas tellement les laisser entrer.