Des milliers de réfugiés ont dû fuir à nouveau

Moria a brûlé. Nous sauvons les habitants du camp en Grèce !

Un énorme incendie qui a éclaté dans la nuit du 8 au 9 septembre à complètement détruit le plus grand camp de réfugiés d'Europe. Nourrissons ces enfants qui sont restés sans abri cette nuit-là, qui ont vu les flammes et ont dû fuir à nouveau !

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Le COVID-19 est arrivé au camp des réfugiés au Bangladesh

Bangladesh

Le Bangladesh est l’un des pays les plus peuplés et les plus pauvres du monde. La densité de population y dépasse un millier d’individus sur un kilomètre carré. La population totale du pays est d’environ 150 millions d’habitants. Depuis mi-2017, dans la Birmanie voisine des milliers de Rohingyas ont été massacrés et leurs maisons brûlées. Les survivants ont quitté leurs villages en direction du Bangladesh. En quelques mois, plus de 750 000 réfugiés se sont installés sur la frontière entre les deux pays.

Infos clés:
  • dès le départ, l’ONU qualifie les persécutions des Rohingyas d’épurations ethniques ;
  • les Rohingyas sont aujourd’hui l’ethnie la plus persécutée du monde
  • près de la ville de Cox’s Bazar se trouve le camp pour réfugiés le plus peuplé du monde avec environ 920 000 habitants 
  • 55% des résidents du camp sont des enfants
dans notre foyer, nous prenons en charge

70

enfants âgés de 3 à 6 ans
nous animons des cours d’anglais, de couture et d’informatique à l’attention de

108

adolescents
chaque mois, nous animons des ateliers de parentage positif à l’attention d’environ

150

adultes

18.05.2020

C’est arrivé ! Au Bangladesh, dans le plus grand camp de réfugiés du monde, des tests ont confirmé le premier cas de COVID-19. Près d’un million de Rohing nomadisent autour de Cox’s Bazar depuis plus de deux ans. Ils ont fuis la Birmanie à cause des persécutions ethnique menées par l’armée locale. La cruauté qu’ils ont vécue est difficile à décrire avec des mots.

La situation est dramatique car tout le monde sait qu’on ne peut arrêter cette épidémie une fois apparue. Le premier cas signifie qu’il y aura bientôt des dizaines de milliers ici. Pourquoi ? La distanciation sociale, les règles d’hygiène de base et l’accès à des soins médicaux appropriés sont impossibles ici. Les unités de soins intensifs n’y existent même pas. 40 000 personnes vivant côte à côte dans des huttes de fortune en bambou et en bâche habitent dans un kilomètre carré. 34 camps, formant un méga camp, ont plus de 40 fois la densité de population moyenne du Bangladesh, qui est toujours l’un des plus élevés au monde. Chaque cabane fait quelques mètres carrés, où des familles nombreuses s’entassent les unes sur les autres. À cela s’ajoute le manque d’accès permanant à l’eau courante et l’affaiblissement de l’organisme du corps humain dû à une alimentation inadéquate.

Par un accès limité à l’information, la situation n’est guère simplifiée. En septembre 2019, les autorités ont coupé l’internet aux habitants du camp. La saison de la mousson ne fait que commencer, cela aggrave la situation. Durant cette période, de fortes pluies créent des avalanches de boue qui, descendant les pentes des collines, détruisent et emportent parfois les cabanes des gens avec elles.  Les drames de personnes qui ont déjà beaucoup vécu dans leur vie sont croissants.

Nous sommes parmi les habitants du camp depuis plus d’un an. À la mi-mars, lorsque les premières infections du coronavirus sont apparues dans la région de Cox’s Bazar, les autorités, craignant une propagation rapide du virus, ont drastiquement restreint l’accès au camp. Notre garderie d’enfants, comme beaucoup d’autres, a été temporairement fermée. Nous avons rapidement réorganisé nos activités. Nous avons distribué plusieurs milliers de kits contenant des informations sur le COVID-19, des masques, des désinfectants et du savon.  Nous avons rendu accessible l’eau courante dans notre centre, et grâce aux machines à coudre que vous avez achetées, nous produisons des masques. Demain, des employés formés par la Bonne Fabrique commenceront le travail sur le terrain. Ils expliqueront comment soigner l’hygiène, se protéger contre l’infection et comment reconnaître les premiers symptômes de la maladie. Les habitants du camp recevront également de nous, des produits de nettoyage et du matériel de protection.

Une façon de réduire la contamination consiste à mener des mesures préventives à grande échelle. C’est tout ce que nous pouvons faire. Aidez-nous à toucher le plus grand nombre de personnes en danger en soutenant nos activités dans le camp ou en achetant un kit de protection pour les réfugiés.