Plus de problèmes sur Lesbos!

Aide urgente pour les habitants de Moria 2.0

Nous répondons à une vague de demandes d'asile rejetées. Nous voulons aider les habitants de Moria 2.0 dans leurs efforts pour obtenir le droit à un abri sûr, car pour de nombreuses familles sans défense, l'expulsion est une condamnation à mort.

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Nous avons déjà:
43 143 PLN
Nous avons besoin de :
73 000 PLN

Jonathan retrouve la santé grâce à un nouveau professionnel de santé

République démocratique du Congo

La RDC, le second pays africain en termes de superficie, est plein de paradoxes. D’un côte, il abonde en richesses naturelles (cobalt, cuivre, pétrole, diamants, or…) ; de l’autre, ses habitants sont parmi les nations les plus pauvres du monde. Depuis des décennies, la RDC est plongée dans des conflits à répétition qui sont à l’origine de l’une des crises humanitaires les plus importantes dans le monde.

Infos clés :
  • 77% de la population du pays vit dans une pauvreté extrême avec moins d’1,90 dollar par jour 
  • 16% de la population du pays, ce qui donne environ 13 millions d’individus, a besoin d’aide humanitaire urgente 
  • 13,6 millions de Congolais n’ont pas d’accès aux sources d’eau potable ni aux équipements sanitaires de base 
  • toute la RDC est parsemé de sources de maladies mortelles telles que la rougeole, le paludisme, le choléra ou le virus Ebola 
  • environ 10% de tous les cas mortels du paludisme en Afrique subsaharienne ont été enregistrés en RDC
Dans notre hôpital, on procède annuellement à environ

25 000

procédures médicales
Annuellement, nous prenons en charge environ

8 000

patients atteints de paludisme
En 2020 nos sage-femmes ont assisté à environ

1029

accouchements

03.06.2019

Voici Jonathan, un héros de 5 ans grâce à qui notre hôpital congolais s’est doté d’une nouvelle unité, celle de kinésithérapie et réadaptation.

Nous avions pris Jonathan en charge en janvier dernier quand il était en état critique. Le paludisme cérébral avait fait des ravages dans son corps. Il avait passé les premiers cinq jours en coma. Nous lui avions pratiqué des transfusions sanguines et lui avons administré de l’oxygène et des anti-paludiques sans le laisser seul dans sa chambre pour un seul instant. Lorsque, après plusieurs journées de lutte acharnée, nous avions fini par l’arracher aux griffes de la mort, il s’est avérée que malgré nos efforts le garçon a subi de gros dégâts neurologiques. Jonathan ne pouvait ni bouger, ni avaler, ni même communiquer avec son entourage. Nous avons donc commencé à le nourrir par sonde gastrique, à renforcer son corps et à consulter nos contacts sur son cas. Après quelques jours de d’efforts infructueux, nous avons été contactés par un kiné de l’hôpital du village voisin de Rutshuru. Il souhaitait se faire examiner chez nous. Il ne se doutait certainement pas que nous allions lui présenter notre patient qui venait de survivre miraculeusement au paludisme cérébral. L’homme a montré à nos soigneurs plusieurs exercices nécessaires à réaliser régulièrement avec le patient et nous a expliqué quelles étaient les perspectives d’amélioration pour Jonathan. S’il ne pouvait pas venir régulièrement à Ntamugenga, il vivement a encouragé la sœur Agnieszka, la directrice de l’établissement, à chercher un kinésithérapeute qui pourrait renforcer en permanence notre équipe médicale.

Quelques jours plus tard, à Goma, à quelques dizaines kilomètres de Ntamugenga, nous avons rencontré Patrick. Kiné diplômé, le jeune homme venait de comprendre que sa profession ne lui permettrait pas de gagner sa vie en RDC. La demande étant quasiment nulle, il s’est mis à marchander dans les rues de Goma. Nous avons alors fait venir Patrick chez nous après un seul entretien. En effet, il n’y avait pas de temps à perdre. Jonathan avait urgemment besoin d’aide d’un professionnel qualifié.

Aujourd’hui, le garçon peut normalement manger, parler et marcher. Quand il est sorti pour la première fois du cabinet de kinésithérapie sans être aidé par personne, d’autres patients et ses proches qui l’attendaient dans le couloir se sont mis à jubiler. Si Jonathan et Patrick ont tout simplement abattu un travail de sape échelonné sur de longues semaines, la rumeur venait de naître. Selon elle, nous étions des faiseurs de miracles, on ressuscitait des mourants et la kinésithérapie valait autant qu’une visite chez un marabout à une seule différence près : elle était efficace…

Six mois se sont écoulés. Désormais, Patrick travaille à plein temps dans notre hôpital de Ntamugenga. Il a déjà à son actif plusieurs guérisons au moins aussi spectaculaires que celle de Jonathan. Nous avons aménagé une salle spécialement pour lui pour qu’il puisse travailler dans son propre cabinet, mais nous avons encore besoin de matériel de kinésithérapie indispensable dont nous manquons cruellement en ce moment.

Le fait que Jonathan a réussi à combattre la maladie, qu’il peut désormais normalement manger et qu’il est très friand de bonbons, comme tous les enfants de son âge ; le fait que Patrick a intégré notre équipe médicale, que nous pouvons désormais aider encore plus de souffrants qu’auparavant et que, sur la troisième photo, tout un groupe de ses patients sourit pour vous, ce pleinement votre mérite ! En faisant une donation en faveur de notre hôpital congolais, vous nous permettez d’entreprendre les actions nécessaires pour résoudre même les cas les plus compliqués, comme celui de Jonathan. Si ça vous parle, n’hésitez pas à offrir votre soutien à notre unité de kinésithérapie en achetant dans notre boutique en ligne dobroczynne24.pl une journée de travail de notre kiné (l’équivalent de 20 PLN, soit environ 5 EUR seulement !)