Le manque d'eau ne signifie pas seulement la sécheresse

République démocratique du Congo

La RDC, le second pays africain en termes de superficie, est plein de paradoxes. D’un côte, il abonde en richesses naturelles (cobalt, cuivre, pétrole, diamants, or…) ; de l’autre, ses habitants sont parmi les nations les plus pauvres du monde. Depuis des décennies, la RDC est plongée dans des conflits à répétition qui sont à l’origine de l’une des crises humanitaires les plus importantes dans le monde.

Infos clés :
  • 77% de la population du pays vit dans une pauvreté extrême avec moins d’1,90 dollar par jour 
  • 16% de la population du pays, ce qui donne environ 13 millions d’individus, a besoin d’aide humanitaire urgente 
  • 13,6 millions de Congolais n’ont pas d’accès aux sources d’eau potable ni aux équipements sanitaires de base 
  • toute la RDC est parsemé de sources de maladies mortelles telles que la rougeole, le paludisme, le choléra ou le virus Ebola 
  • environ 10% de tous les cas mortels du paludisme en Afrique subsaharienne ont été enregistrés en RDC
Dans notre hôpital, on procède annuellement à environ

21 000

procédures médicales
Annuellement, nous prenons en charge environ

7 000

patients atteints de paludisme
En 2021 nos sage-femmes ont assisté à environ

1032

accouchements

05.09.2022

Le manque d’eau ne signifie pas seulement la sécheresse. De gros nuages ​​viennent de déferler sur le Nord-Kivu, provoquant tout, y compris les eaux usées, à se déverser en torrents. Nous allons au secours de notre hôpital, qui est au bord d’une catastrophe humanitaire en raison de la guerre et de l’absence d’accès à l’eau, aux médicaments ou à la nourriture.

Laissez-nous vous rappeler. Dans la partie orientale de la république Démocratique du Congo il y a eu la guerre pendant plusieurs semaines. La ligne de front des combats s’est arrêtée sur une ligne qui traverse notre village. Nous dormons donc sur un proverbial baril de poudre à canon, qui est en même temps, pour plusieurs milliers de réfugiés, l’endroit le plus sûr jusqu’à présent. Les Sœurs des Anges et tout le personnel hospitalier restent aux côtés des malades. Les nouveaux arrivants trouvent non seulement une aide médicale, mais aussi de la nourriture et un abri – 400 des personnes les plus faibles et les plus nécessiteuses sont prises en charge dans la mission des Sœurs.

De plus, il y a un problème d’eau depuis plusieurs jours. Les sources en amont, sous les volcans, ont été endommagées. Il n’y a pas d’accès car la zone est occupée par des rebelles. La pression dans les robinets a baissé. Il y a des périodes où il n’y a pas d’eau du tout. De fortes pluies ont inondé les fosses septiques et les bactéries se multiplient dans les fosses sales. C’est aussi un paradis pour les moustiques porteurs du paludisme. Nous devons rapidement refaire le plein de médicaments contre le paludisme, assurer un approvisionnement en sang pour les transfusions et nous préparer à la vague de maladies qui augmente chaque jour.

Nous avons calculé qu’il nous faudrait 10 000 $ pour réagir rapidement à la situation. C’est 47 000 PLN. Nous savons que nous demandons beaucoup, mais ce n’est pas nous qui fixons les taux de change. Ces gens ont vraiment besoin de nous maintenant. Nous ne pouvons pas les refuser. S’il y avait 1 000 personnes parmi nous prêtes à nous confier 47 PLN ou 2 000 qui sont prêtes à aider avec leurs 23,50 PLN, nous serions en mesure d’aider à temps. Nous ne demandons pas pour nous-mêmes. Nous demandons les gens qui, si nous n’aidons pas, ne seront aidés par personne.

Il y a une levée de fonds urgente en cours sur notre page d’accueil. Partagez cette publication, car transmettre cette information est aussi une aide très concrète.

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