Rééducation des enfants en Mauritanie

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Catégorie Services de santé
Endroit Mauritanie – Centre pour enfants handicapés de Nouakchott

En Mauritanie, le handicap reste un sujet tabou. L’État ne le reconnaît pas et ne l’intègre pas dans ses statistiques ou ses programmes d’aide, tandis que la société le relègue dans l’ombre. Les mères vivent avec un sentiment de culpabilité, convaincues qu’un enfant malade est un échec personnel ou une punition. La honte est si forte que de nombreux enfants ne quittent jamais leur domicile dans les quartiers défavorisés de Nouakchott.

Pour eux, notre Centre est la seule brèche dans ce mur d’incompréhension.

À quoi ressemble la rééducation au Foyer ?

  • 9h30 – De l’énergie pour commencer la journée : nous commençons par le repas. Les enfants reçoivent une bouillie enrichie à base de sept céréales. Sans un repas adéquat, leur corps n’aurait pas la force nécessaire pour fournir un effort physique.

  • 10h30 – Physiothérapie individuelle : dans la salle de thérapie, le physiothérapeute travaille simultanément avec l’enfant et sa mère. Nous apprenons aux femmes à tenir, soutenir et faire faire des exercices à leurs enfants afin qu’elles puissent poursuivre la rééducation en toute sécurité à la maison chaque jour.

  • Salle médicale : une infirmière surveille régulièrement le poids des enfants. Nous détectons tout signe de malnutrition qui pourrait réduire à néant les progrès réalisés dans la salle de thérapie.

  • Un atelier « sur mesure » : comme il n’y a pas de magasins vendant du matériel de rééducation en Mauritanie, nos thérapeutes découpent eux-mêmes des sièges et des stabilisateurs sur mesure dans de la mousse. Chaque aide est adaptée à l’état et au corps spécifiques de l’enfant.

Plus que de simples exercices

En Mauritanie, l’aumône est souvent un devoir religieux, donné « sans regarder quelqu’un dans les yeux ». Ici, c’est le contraire. À midi, lorsque les mères boivent le thé et que les enfants dorment ou jouent, nous tissons des liens que ces femmes ne peuvent trouver nulle part ailleurs.

Le moment du thé est l’occasion pour les mères de ne plus être considérées comme « celles qui ont des enfants maudits ». Elles brodent, cousent et discutent. Les mercredis sont des jours spéciaux : la grande salle résonne de musique. Les enfants et les mères dansent, et pendant un instant, le handicap cesse d’être un fardeau.

Pourquoi le soutien est-il essentiel ?

Nous nous occupons d’un groupe de 150 enfants, mais en raison de la logistique et du fait que nous ne disposons que de deux bus, seuls 30 d’entre eux peuvent venir au centre chaque jour. Nous divisons les enfants en groupes afin que chacun ait la possibilité de faire de l’exercice.

Le financement d’une journée de rééducation couvre le travail du kinésithérapeute et le matériel nécessaire pour les sièges spécialisés et les aides à la rééducation. C’est une chance pour ces enfants de ne plus être prisonniers de leur propre maison et pour leurs mères de retrouver leur dignité.

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