Aide urgente

Aide urgente pour les habitants de Moria 2.0

En mars, un gigantesque incendie dans le camp et maintenant des inondations provoquées par des moussons de plus en plus destructrices ont laissé des parties du camp sous l'eau. Joignez-vous à la collecte de fonds et aidez les personnes qui ont encore une fois tout perdu dans leur vie ! L'eau monte encore !

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Nous avons déjà:
19 158 PLN
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20 000 PLN

La Bonne Fabrique s’invite au camp de Cox’s Bazar

Bangladesh

Le Bangladesh est l’un des pays les plus peuplés et les plus pauvres du monde. La densité de population y dépasse un millier d’individus sur un kilomètre carré. La population totale du pays est d’environ 150 millions d’habitants. Depuis mi-2017, dans la Birmanie voisine des milliers de Rohingyas ont été massacrés et leurs maisons brûlées. Les survivants ont quitté leurs villages en direction du Bangladesh. En quelques mois, plus de 750 000 réfugiés se sont installés sur la frontière entre les deux pays.

Infos clés:
  • dès le départ, l’ONU qualifie les persécutions des Rohingyas d’épurations ethniques ;
  • les Rohingyas sont aujourd’hui l’ethnie la plus persécutée du monde
  • près de la ville de Cox’s Bazar se trouve le camp pour réfugiés le plus peuplé du monde avec environ 920 000 habitants 
  • 55% des résidents du camp sont des enfants
dans notre foyer, nous prenons en charge

60

enfants âgés de 3 à 6 ans
nous animons des cours d’anglais, de couture et d’informatique à l’attention de

108

adolescents
chaque mois, nous animons des ateliers de parentage positif à l’attention d’environ

150

adultes

14.08.2019

En décembre dernier, nous avions pour la première fois mis nos pieds dans le camp de réfugiés de Cox’s Bazar au Bangladesh et nous avions immédiatement pris la décision d’y mettre en place une nouvelle Bonne Fabrique. Aujourd’hui, notre établissement est sur le point d’ouvrir ses portes à tous les intéressés !!!

Dans quelques semaines seulement, notre foyer pourra accueillir plusieurs dizaines de petits enfants qui pourront y jouer avec des animateurs et obtenir un repas chaud. Notre objectif est de leur offrir l’expérience d’une enfance ordinaire. Nous avons modifié notre projet initial pour répondre également aux besoins des adultes. Les après-midi, le foyer accueillera des parents désireux de prendre leur destin en main. Les femmes apprendront à faire de la couture tandis que leurs maris s’exerceront à travailler du bois. Le foyer sera composé de salles de classe, de salles d’ateliers, d’une aire de jeux, d’une bibliothèque et d’une chambre de repos.

Les mots nous manquent pour décrire les conditions dans lesquelles tous ces gens végètent au quotidien. Ci-dessous, vous trouverez plusieurs photos mais c’est bien trop peu pour se faire une idée de l’échelle du problème. En effet, Cox’s Bazar est le plus grand camp de réfugiés dans le monde, qui s’étend jusqu’à l’horizon. La crise humanitaire n’y cesse de s’aggraver. Il y a deux ans, presque un million de Rohingyas avaient traversé la frontière du Bangladesh en fuyant la Birmanie voisine où ils étaient victimes d’atroces épurations ethniques dont la cruauté dépasse notre entendement. Les témoignages des victimes font dresser les cheveux sur la tête.

Les pensionnaires du camp ne peuvent pas sortir dehors. Il leur est également interdit de travailler et de s’éduquer. Les Rohingyas, apparemment à l’abri du danger, sont dépourvus des droits les plus élémentaires. L’attitude des autorités change d’une semaine à l’autre tandis que les locaux sont généralement hostiles à l’égard de leurs nouveaux voisins. Les besoins des réfugiés sont énormes tandis que les formalités légales compliquées pourrissent la vie à tous ceux souhaitent leur venir en aide.

Notre premier objectif fut de permettre à ces gens, qui avaient fait l’expérience d’une cruauté extrême, de faire celle de la bonté. En premier lieu, nous souhaitons renforcer leurs corps par un régime sain et diversifié et répondre à leurs besoins les plus pressants en leur offrant des plaids, des tapis pour dormir ou du bois de chauffage. Notre priorité est de donner un coup de main précieux aux familles les plus touchées, celles qui avaient évité le pire in extremis et qui n’arrivent pas à se débrouiller elles-mêmes au sein de la grande machine du camp. Certes, nous ne pouvons pas aider immédiatement tout le monde et nous ne sommes pas à même de leur rendre leurs droits ni de leur attribuer de nouveaux passeports, mais nous pouvons certainement ne serait-ce qu’essayer de reconstruire leur dignité, de satisfaire leur faim et soif et d’atténuer leurs souffrances psychiques et physiques.

L’autre objectif que nous nous proposons de réaliser est de mettre en place dans le camp un espace de sécurité pour enfants, une sorte de foyer où les petits migrants pourraient prendre un moment de repos, manger un repas chaud, jouer ou encore prendre un cours de langue. Un espace qui leur permettrait de faire l’expérience d’une vraie enfance. Nous avions donc trouvé un partenaire local, embauché un coordinateur présent sur place et mené des consultations auprès de la population du camp avant de préparer une feuille de route détaillée et de nous mettre finalement au travail. Pendant un certain temps, nous nous demandions sérieusement sur l’avenir de notre projet. Et si, après que nous ayons investi 100 000 dollars, les autorités commencent à nous mettre des bâtons dans les roues ? Une crainte légitime, dira-t-on, mais il est également légitime de poser cette question tout à fait différemment. En effet : combien d’argent vaut-il la peine d’investir pour permettre à ces gosses de vivre ne serait-ce qu’un mois d’enfance heureuse ? La Bonne Fabrique n’a qu’un seule réponse : il vaut le coup de dépenser tout l’argent du monde pour offrir à un enfant malheureux ne serait-ce qu’une heure sans douleur ou un quart d’heure de bonheur. Vous vous rappelez de notre mot d’ordre ? Produire du bien là où le mal prive les gens d’espoir, de bonne santé ou va même jusqu’à leur ôter la vie.

La population du camp de Cox’s Bazar compte des dizaines de milliers de mineurs. Parmi eux, 38 000 orphelins et enfants abandonnés. Est-ce que vous vous rendez compte ce que représente pour nous la possibilité de satisfaire les besoins les plus basiques de ces gosses ? Est-ce que vous êtes conscients à quel point les mères solitaires apprécient la possibilité d’envoyer leurs enfants à « l’école » pendant ne serait-ce que quelques heures par jour ? Est-ce que vous vous imaginez l’état d’esprit des adultes qui participent à nos ateliers de préparation professionnelle et qui découvrent seulement qu’ils ne sont pas condamnés à devenir une génération perdue et qu’ils peuvent légitimement croire à un avenir meilleur ?

Nous avons cruellement besoin de votre soutien pour ce projet qui est voué à s’inscrire dans la durée. En effet, le problème d’un gigantesque camp de réfugiés, dont la population compte 1,5 millions d’habitants, ne peut pas être résolu d’un jour à l’autre. Quant à nous, nous nous proposons d’aller chaque jour à l’encontre de nouveaux nécessiteux et de leur insuffler l’espoir d’un lendemain meilleur. Si nous voulons réussir, votre soutien nous est indispensable. En guise de retour, vous serez toujours les premiers à suivre nos progrès et à faire la rencontre de nos protégés à qui votre générosité permettra de retrouver le sourire. Nous vous raconterons leurs histoires, qu’ils partagent très volontiers, en vous demandant de reprendre le flambeau et raconter ces histoires à votre tour à vos proches et à vos connaissances, de partager nos posts sur les reseaux sociaux et de, selon vos ressources et vos possibilités, d’alimenter la Bonne Fabrique de Bangladesh.

Si nos calculs sont bons, notre foyer de Cox’s Bazar nous coûtera environ 9 000 dollars par mois. Étant donné que le foyer doit accueillir chaque jour 80 enfants et le nombre équivalent d’adultes, les frais de la prise en charge journalière d’un réfugié traumatisé, poursuivi par les cauchemars de son passé, oscilleront autour de la modique somme de 11 PLN (environ 3 euros). 11 zlotys, voilà ce dont nous avons besoin pour permettre à des gens malheureux de prendre un repas chaud, se distraire pendant quelques instants, échanger avec nos animateurs et retrouver une lueur d’espoir dans le désespoir qui les entoure.