Un jour de prise en charge d’un réfugié dans notre centre au Bangladesh

11 PLN

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Catégorie Éducation
Endroit Bangladesh – Camp de réfugiés Rohingyas

En décembre 2018, nous nous sommes rendus pour la première fois au camp de réfugiés de Cox’s Bazar au Bangladesh. La population du camp, habité majoritairement par des réfugiés venant de la Birmanie qu’ils avaient quittée pour échapper aux épurations ethniques, oscille autour d’1 million d’individus. Nous avons donc rapidement pris résolution de mettre en place une nouvelle fabrique justement là-bas.

Nous avons d’abord trouvé un partenaire local, embauché un coordinateur de projet présent sur place et procédé à des consultations auprès des réfugiés avant d’élaborer une feuille de route détaillée et de nous mettre au travail. Après six mois d’efforts acharnés, nous avons mis en place un espace d’accueil destiné principalement aux plus petits. Mais ce n’est pas tout. En effet, dans notre foyer nous apprenons aux enfants ce que c’est que leur dignité et comment sont-ils censés la protéger. Nous leur expliquons les principes de sécurité nécessaires et leur inculquons les droits qui leur reviennent dans les relations avec les autres. Ils sont censés finir par intérioriser que personne n’a le droit de les maltraiter de quelque manière que soit. En plus, nous leur apprenons les principes d’hygiène corporelle. À la Bonne Fabrique, ils peuvent tout simplement redevenir des enfants ordinaires censés pouvoir s’amuser et apprendre en même temps.

Cela étant dit, nous n’avons pas oublié les adultes. Les après-midi, notre centre sera ouvert aux parents. Nous souhaitons leur proposer des ateliers de parentage positif et les sensibiliser aux dangers qui menacent leur progéniture (notamment le trafic des êtres humains ou le travail des mineurs).

Désormais, le défi qui se dresse devant nous consiste à pérenniser notre foyer. Autrement dit, nous avons besoin d’argent pour payer les salaires des éducateurs ainsi que pour équiper la salle des jeux et la bibliothèque de l’établissement. Nous rêvons également de mettre en place le premier cinéma pour jeunes dans le camp de Cox Bazar. Aujourd’hui, nous avons sous nos ailes 75 petits pensionnaires. Notre objectif est de prendre en charge un maximum de jeunes dans le besoin. Le coût journalier de la prise en charge d’un pensionnaire mineur, un repas chaud et des ateliers avec animateurs à la clé, est de 11 PLN (moins de 4 EUR) seulement. Nous avons donc besoin d’une somme ridiculement modique pour permettre à de jeunes victimes de persécutions sanguinaires qui végètent depuis deux ans dans le plus grand camp de réfugiés du monde de retrouver le goût d’une enfance heureuse.

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